Blog de Georges Dick

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jeudi 27 septembre 2007

La main dans le sac !

Je viens de lire une interview de Brigitte Boconne-Pages (UPM, majorité actuelle du Conseil National) dans le Monaco Matin d'aujourd'hui, et je dois avouer que je ne suis pas du tout déçu par ses propos.

Je retiens tout particulièrement deux réponses, que je livre en intégralité :

  1. Je conviens que la question est abrupte. Nous avons rédigé ces propositions pour que, précisément, un très grand nombre de Monégasques réponde "oui".
  2. Le pourcentage de réponses positives sera tellement important que le Gouvernement sera obligé d'agir.

Certes sur le point auquel il est fait référence (l'intégration des handicapés) les intentions semblent louables, mais :

  • Est-ce bien cela "être à l'écoute", que de rédiger des questions de telle façon que les réponses correspondent à ce qu'on désire qu'elles soient ?
  • Est-ce bien respecter la démocratie que de se servir de ces mêmes réponses "dirigées" afin d'obliger le Gouvernement à faire ce qu'on veut qu'il fasse ?
  • Est-ce bien l'esprit de notre Constitution que de vouloir imposer ses volontés au Gouvernement ? N'est-ce pas plutôt avouer à mots couverts son penchant pour le parlementarisme ?

Enfin, beaucoup plus important : sur combien d'autres questions la même "méthode" a-t-elle été adoptée ?

Combien de questions ne servent en fait qu'à obtenir les réponses voulues afin, non pas d'être à l'écoute des électeurs, mais d'essayer d'obliger le Gouvernement à se plier aux quatre volontés de l'UPM ?

Lisez bien ce questionnaire, et comptez vous-même le pourcentage de réponses auxquelles on ne peut décemment donner qu'une seule réponse....

Et ensuite posez-vous une dernière question : ce questionnaire sert-il à écouter ce que vous avez à dire ? Ou à vous faire dire ce que l'UPM veut que vous disiez ?

lundi 24 septembre 2007

Tiens, encore des questions ?

Après l'ADIDMC (que M. Didier Garofalo a maintenant fermé), voici que l'UPM se (re-)met à poser des questions.

Pour ne pas être en reste, je m'en pose aussi :

  • Mme Royal aurait-elle rejoint les rangs de l'UPM, amenant au passage la méthode qui lui a si peu réussi ?
  • A quoi cela sert-il de répondre, étant donné que les belles promesses énumérées après le questionnaire de 2003 n'ont pas été tenues ?
  • Pourquoi y a-t-il tant de questions qui visiblement cherchent à légitimer leurs gaspillages, ou à faire croire que les Monégasques voudraient du parlementarisme (32, 34b, 34c, 34d, ...) ?
  • Pourquoi demandent-ils encore si nous voulons d'un bowling, alors qu'il faisait partie de leur "contrat" de 2003 ?
  • Pourquoi l'adresse d'envoi des questionnaires n'est-elle pas directement celle d'IPSOS ? Qui va les recevoir ? Et qu'est-ce qu'IPSOS va réellement recevoir ?

Enfin et surtout : Les "responsables" de UPM ont-ils le à ce point perdu contact avec les réalités et le terrain, qu'il leur faut demander à des Parisiens ce que pensent les Monégasques ?

PS. Pour conclure sur une note encore plus drôle, une dernière question : M. Stéphane Valéri a annoncé via la presse que leurs candidats devront prendre en charge leur campagne. L'UPM ne veut plus que des riches comme candidats sur sa liste ?

jeudi 13 septembre 2007

L'agression comme fond de commerce ?

Je suis, comme beaucoup de compatriotes, de plus en plus choqué par les propos de la majorité actuelle.
A les écouter, ils sont tellement intelligents, clairvoyants, intègres, et dotés d'un guide suprême tellement parfait que tout le monde leur en veut !

A longueur d'articles dans divers journaux (ou organes de propagande), à longueur de lettre envoyée à tous les Monégasques, ils n'ont de cesse de jeter des noms en pâture : "untel à fait ceci", ou "celui-ci nous en veut parce que (...)", ou "ceux-là ne veulent que nous salir", quand ce n'est pas carrément "la justice est instrumentalisée contre nous" (!).

La majorité actuelle est tellement uniforme (unipersonnelle devrais-je dire) que pas la moindre idée un tant soit peut différente ne s'exprime (hormis par scission). Ils ne savent que se placer derrière leur chef M. Stéphane Valéri, alors que c'est derrière Notre Prince Souverain que nous devrions être !
Leurs propos se résument à "machin à fait ceci contre nous, nous avons un guide parfait, nos opposants nous en veulent et n'ont pas de programme.". Mais, au fait.... et le leur de programme ?
Ont-ils donné la moindre idée de ce qu'ils projetaient (à part user de basses critiques contre tout ce qui s'oppose à eux) ?

A l'approche des élections surgissent ça et là de nouveaux partis, certains visiblement destinés à la promotion d'un seul, tous disant qu'ils veulent "faire de la politique autrement" et rassembler toutes les tendances sous leur bannière.
Je crains que la plus grande réussite de cette législature monocolore soit de faire oublier que (avant l'arrivée de l'UPM) le Conseil National était un rassemblement de personnalités très diverses, chacune exprimant librement ses idées personnelles, aucune n'ayant fait serment d'allégeance à un chef de parti, et aucune n'ayant besoin de la politique pour exister.

Pendant ce temps je suis heureux d'aider, au sein du RPM, des femmes et des hommes à travailler au quotidien pour reconstruire l'unité de Notre Pays, refusant toute autorité d'une personne autre que celle de Notre Prince Souverain.
Pendant ce temps, fidèle à ses engagements, aux valeurs qui ont présidé à sa création, suivant la voie tracée par nos prédécesseurs qui ont si bien su faire taire leurs divergences quand primait l'intérêt de Notre Pays, le Rassemblement Pour Monaco élabore ses propositions inspirées par les contacts avec ceux, chaque jour un peu plus nombreux, qui nous parlent de leurs problèmes, de leurs désirs et rejettent avec force l'immobilisme, l'agressivité de la majorité actuelle et tous ceux qui n'ont d'autre ambition que de se cramponner à leur fauteuil.
Pendant ce temps, les portes du RPM sont toujours grandes ouvertes à toutes celles et tous ceux qui, comme nous, ne veulent plus de ces querelles partisanes qui n'ont que trop duré, et veulent remettre Notre Pays en ordre de marche derrière Notre Prince Souverain, seul garant de l'unité de Notre Pays.